Rechercher
  • Speak Easy

Quelles qualités attendre d'un(e) psychologue ?

Mis à jour : janv. 30


Nous avions établi dans l’article « Alliance thérapeutique, c’est quoi ? » que la qualité de la relation thérapeutique reposait sur les caractéristiques du spécialiste.


Mais quelles sont-elles au juste ? Selon Yves Lefebvre, dans son livre L’éthique relationnelle en psychothérapie, il existe 3 piliers indispensables sur lesquels le psychologue doit s’appuyer pour bâtir une alliance thérapeutique pérenne : la présence, le souci et la responsabilité.


Concentrons-nous aujourd’hui sur le premier d’entre eux : la Présence.


La présence du psychologue est primordiale pour instaurer un échange fluide, naturel et constructif avec le patient.


Le terme de présence, qui provient du latin prae sens, signifie être en avant de soi. Le psychologue délaisse sa posture d'homme/femme autour de laquelle son attention tourne habituellement pour construire un espace de dialogue suffisant pour 2. Il n’y a plus une personne face à une autre mais deux entités faisant un tout.

Cette mise en avant de soi impose au psychologue de distinguer sa fonction d'Homme et d'expert.

Il doit mettre de côté son vécu, ses expériences ou croyances pour ne pas voir son diagnostic influencé par la personne qu’il est. Cet exercice passe aussi par une absence totale de jugement à l’égard des dires du patient. Pour que la relation reste équilibrée chacun doit pouvoir trouver sa place et se sentir à l’aise de s’exprimer.


Le psychologue ne doit donc pas s’abriter derrière une posture moralisatrice d’expert mais au contraire être une figure de bienveillance.

De plus, pour que l’unité entre le patient et le spécialiste fonctionne durablement, la présence s’accompagne obligatoirement d’une attention ou écoute exemplaire. L’attention ne repose pas uniquement sur ce que le patient dit. Elle va beaucoup plus loin.


Le psychologue veille en effet à ne pas oublier la partie non verbale exprimée par son interlocuteur. Celle-ci regroupe l’ensemble des informations données de manière inconsciente au psychologue. Il peut s’agir de gestes, signes, regards, lapsus, images…


Enfin cette écoute doit être habilement orchestrée. Il faut un dosage subtile entre d’une part une attention trop forte qui étoufferait le patient et l’empêcherait d’être un acteur à part entière de l’échange et de l’autre une présence trop distante laissant l’interlocuteur seul face à ses propres difficultés.

29 vues

Formulaire d'abonnement

©2019 par speakeasy. Créé avec Wix.com