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  • Clément Chaudier

Psychologie vs psychiatrie : attention aux mauvais choix ⚠️🤯


On observe, de manière trop fréquente, des personnes sans pathologie faire le choix de consulter des psychiatres et non des psychologues.


Comment l'expliquer ?

Les consultations chez le psychiatre sont remboursées par la Caisse d’Assurance Maladie.


L’accès au soin via un psychiatre, qui plus est médecin, est donc rassurante.


En effet, le remboursement des séances est très confortable notamment lorsqu'on possède un budget limité. Cependant, cette pratique qui se généralise est dangereuse car elle mélange psychologie et psychiatrie.


Pour rappel, la psychiatrie est une spécialité médicale consacrée à la prévention et au traitement des maladies mentales telles que la schizophrénie, la bipolarité, la dépression (et non l’état dépressif), le trouble borderline…


Les maladies mentales n’incluent pas le manque de confiance en soi, la tristesse passagère, le deuil, le stress, l’anxiété…


Pour résumé, la psychiatrie n'est pas supposée prendre en charge les patients dit « tout-venant » c’est à dire avec des motifs de consultation sans rapport avec des troubles mentaux.

Néanmoins, on constate que près de 50 % des patients consultent un psychiatre pour des motifs de mal-être diffus ou troubles de l'anxiété majoritairement liés à l'environnement personnel (vie de couple, famille, travail…).


Dans ce cas précis, la personne n'est pas sujet à une pathologie ou un trouble psychique.


Au-delà de l'aspect financier, cette personne prend un risque pour sa santé physique.


Le risque de se voir prescrire des solutions médicamenteuses disproportionnées à son cas à travers les fameux antidépresseurs ou anxiolytiques.

Effectivement, consulter un psychiatre comporte un risque de se retrouver sous prise de médicaments. Or les calmants ne sont pas des médicaments ordinaires.


Les anxiolytiques par exemple ne sont pas ou peu compatibles avec beaucoup d’activités telle que la conduite ou l’activité sportive. Logiquement, ils ne sont pas adaptés aux personnes avec un rythme de vie " classique " : métro, boulot dodo.


Quoi de plus navrant que de voir des individus exténués à cause de médicaments puissants censés annihiler des souffrances extrêmes qu'ils n'ont pas.

Au-delà de la question de la douleur, il s'agit d'une question de rationalité.


Prenons comme un exemple un sportif. Ce dernier se retrouve victime d’une élongation musculaire suite à une compétition. Même si la douleur de la déchirure peut parfois avoisiner celle de la fracture, en aucun cas, il ne va se faire poser un plâtre.


Dans le cas de la fracture, la pose du plâtre prend son sens.


Dans le cas d’une déchirure, des séances de kinésithérapie, massages voire des anti-inflammatoires suffisent.


C’est pareil pour la psychologie et la psychiatrie

La psychiatrie est une discipline formidable pour les personnes qui souffrent de troubles ou maladies d'ordre mentale ou sur le point d'être diagnostiquées.


Effectivement, le diagnostic d'un trouble mental peut parfois prendre du temps. Les personnes qui ne savent pas encore qu'elles sont malades peuvent parfois hésiter.


L'inverse est évidemment vrai.

Une personne souffrant de troubles mentaux ne peut pas être suivi uniquement par un psychologue. Ce dernier peut venir en complément cependant son état nécessite un traitement adapté.


Les psychologues ne sont pas formés pour prendre en charge des individus avec des troubles de la personnalité sévères telles que la schizophrénie. En outre, certains outils thérapeutiques tels que l'hypnose par exemple sont fortement susceptibles de détériorer l'état psychique du malade.


Toutefois, le psychologue se rend compte généralement rapidement lorsque l'état d'un patient ne dépend pas de son ressort mais de celui de ses collègues psychiatres. Il est évident également que les personnes représentant un danger pour elles-mêmes ou les autres doivent en priorité consulter un psychiatre car leur état nécessite un suivi médical.


En revanche, les personnes avec des problématiques d'ordre relationnel, émotionnel ou personnel votre place est chez le psychologue.


Par pitié, si vous désirez consulter un psychiatre faites-le en connaissance de cause de votre état psychique et physique et non en pensant à votre porte-monnaie.
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