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  • ClĂ©ment Chaudier

QUELLES QUALITÉS ATTENDRE D'UN PSYCHOLOGUE? 🧠


Nous avions Ă©tabli dans l’article « Alliance thĂ©rapeutique, c’est quoi ? » que la qualitĂ© de la relation thĂ©rapeutique reposait sur les caractĂ©ristiques du spĂ©cialiste.

Mais quelles sont-elles au juste ?


Selon Yves Lefebvre, dans son livre L’éthique relationnelle en psychothĂ©rapie, il existe 3 piliers indispensables sur lesquels le psychologue doit s’appuyer pour bĂątir une alliance thĂ©rapeutique pĂ©renne : la prĂ©sence, le souci et la responsabilitĂ©.

Concentrons-nous aujourd’hui sur le premier d’entre eux : la PrĂ©sence.


La présence du psychologue est primordiale pour instaurer un échange fluide, naturel et constructif avec le patient.


Le terme de prĂ©sence, qui provient du latin prae sens, signifie ĂȘtre en avant de soi. Le psychologue dĂ©laisse sa posture d'homme / femme autour de laquelle son attention tourne habituellement pour construire un espace de dialogue suffisant pour 2. Il n’y a plus une personne face Ă  une autre mais deux entitĂ©s faisant un tout.

Cette mise en avant de soi impose au psychologue de distinguer sa fonction d'Homme et d'expert.

Il doit mettre de cĂŽtĂ© son vĂ©cu, ses expĂ©riences ou croyances pour ne pas voir son diagnostic influencĂ© par la personne qu’il est. Cet exercice passe aussi par une absence totale de jugement Ă  l’égard des dires du patient. Pour que la relation reste Ă©quilibrĂ©e chacun doit pouvoir trouver sa place et se sentir Ă  l’aise de s’exprimer.


Le psychologue ne doit donc pas s’abriter derriĂšre une posture moralisatrice d’expert mais au contraire ĂȘtre une figure de bienveillance.

De plus, pour que l’unitĂ© entre le patient et le spĂ©cialiste fonctionne durablement, la prĂ©sence s’accompagne obligatoirement d’une attention ou Ă©coute exemplaire. L’attention ne repose pas uniquement sur ce que le patient dit. Elle va beaucoup plus loin.

Le psychologue veille en effet Ă  ne pas oublier la partie non verbale exprimĂ©e par son interlocuteur. Celle-ci regroupe l’ensemble des informations donnĂ©es de maniĂšre inconsciente au psychologue. Il peut s’agir de gestes, signes, regards, lapsus, images


Enfin cette Ă©coute doit ĂȘtre habilement orchestrĂ©e. Il faut un dosage subtile entre d’une part une attention trop forte qui Ă©toufferait le patient et l’empĂȘcherait d’ĂȘtre un acteur Ă  part entiĂšre de l’échange et de l’autre une prĂ©sence trop distante laissant l’interlocuteur seul face Ă  ses propres difficultĂ©s.

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